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Récit de deux visites à l’ambassade du Pakistan (partie 2)

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L’ambassadeur Moin-ul-Haque (centre) avec le député François Pupponi et divers dignitaires chrétiens. Source : site de l’ambassade

Dans la première partie, nous étions allés en classe voir Monsieur l’Ambassadeur du Pakistan. Ici, nous irons au repas de Noël organisé à l’ambassade avec les chrétiens du Pakistan, et mon smartlapin décrochera une interview en exclusivité française !

Deuxième visite : samedi 17 décembre

Rendez-vous à 18h à l’ambassade. L’occasion étant moins officielle, j’avais gardé mon foulard sur les épaules. Le portique d’entrée a été sorti sur le trottoir, des barrières métalliques ont été mises, la porte est grande ouverte. L’ambassade est bondée, l’ambiance est festive, les dames ont mis leurs plus beaux shalwâr kameez (tunique et pantalon) et laissesnt tomber leurs dupattâ (voile) le long de leur corps, le tout recouvert de paillettes. J’aurais presque dû m’acheter une tenue pakistanaise pour l’occasion.

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Je retrouve deux camarades de classe, mais la plupart d’entre eux ne sont pas encore arrivés. Nous patientons en buvant des jus de fruit, pendant que les divers photographes nous mitraillent pour une raison indéterminée. Puis vient le temps des discours. L’estrade arbore les micros de quelques-unes des nombreuses chaînes d’info pakistanaises. On se croirait presque au pays.

À soirée de Noël, chants de Noël.

Arrive ensuite un invité de marque : François Pupponi, maire de Sarcelles (et accessoirement successeur de DSK), député du Val-d’Oise et président du Groupe d’amitité franco-pakistanaise à l’Assemblée nationale.

Petit speech de l’ambassadeur Moin-ul-Haque.

Et enfin, le découpage du gâteau !

Et bien sûr, des cadeaux pour les enfants.

Les formalités terminées, nous nous mettons avec les quelques équipes de télé pakistanaises et interviewons, en probable exclusivité française, le député Pupponi sur sa future visite au Pakistan au nom de l’Assemblée nationale, en février 2017 (la première visite officielle française depuis une décennie).

Fiers de ce scoop, nous passons au buffet et allons manger dans la cour. C’est bon, quoique bien épicé.

Récit de deux visites à l’ambassade du Pakistan (partie 1)

Après cinq mois d’absence, le site à oreilles de lapin est de retour ! Toutes les excuses du smartlapin pour ce petit contre-temps :-)

Photo de famille avec l'ambassadeur Moin-ul-Haque.
Photo de famille avec l’ambassadeur Moin-ul-Haque. Source : site de l’ambassade

Voici le récit de deux visites faites dans le cadre de la classe d’ourdou de l’Inalco, le vendredi 16 et le samedi 17 à l’ambassade du Pakistan. Cette première partie raconte notre rendez-vous devant l’ambassadeur, où je me suis retrouvée par surprise à chanter devant Son Excellence une chanson classique ourdoue que je n’avais pas pratiquée depuis des mois et des mois.

Dans la deuxième partie, vous découvrirez, en exclusivité française, l’interview du député-maire PS de Sarcelles, François Pupponi, président du groupe d’amitié franco-pakistanaise et qui effectuera en février 2017 la première visite officielle française au Pakistan depuis une décennie.

Première visite : vendredi 16 décembre

Visite de classe à l’ambassade du Pakistan. Nous nous donnons rendez-vous à 14h à l’Inalco (XIIIè arrondissement). C’est ainsi qu’une dizaine de personnes des classes de L1 et L2 d’ourdou (aucun L3 n’ayant pu venir) se rendent vers la station Bibliothèque François-Mitterand, accompagnées de leur professeure Sameena Aslam (Niazi). Celle-ci prendra un avion pour le Pakistan directement après la visite, et nous portons donc grâcieusement son énorme valise rouge.

Ligne 14. Nous changeons à Châtelet pour prendre le RER A, et manquons de nous perdre les uns les autres. Nous descendons à Place de l’Étoile. L’ambassade la plus évidente est celle du Qatar, probablement une des mieux placées au monde ; celle du Pakistan est cachée dans une ruelle, quelques centaines de mètres plus loin.

J’ajuste sur ma tête un foulard bleu totalement non obligatoire (notre professeure n’en a pas, pas plus que les femmes que nous verrons dans l’ambassade). À l’entrée, nous passons un simple portique. Aucune fouille. L’intérieur est dans le style assez kitsch auquel on peut s’attendre en regardant les façades du quartier. Dans la salle à côté, le personnel s’active à décorer le sapin de Noël pour la soirée suivante, et nous en remet les invitations. Nous sommes amenés au salon des ambassadeurs, à l’étage. L’ambiance est détendue, les conversations se font essentiellement en anglais.

Il y a de petits avions de chasse partout.
Il y a de petits avions de chasse partout.

Après l’arrivée de quelques étudiants retardataires, nous entrons dans le bureau de l’ambassadeur. Son Excellence Moin-ul-Haque a pris ses fonctions cet été 2016. Après quelques discussions en anglais et ourdou entre M. l’Ambassadeur et Mme Aslam, chacun est invité à se présenter. (Pendant les présentations arrivent deux retardataires supplémentaires, deux étudiants d’une non-ponctualité éternelle mais que tout le monde adore). Nous recevons du thé et des biscuits.

Au moment des questions, deux étudiants s’enquérissent de la possibilité de faire un voyage au Pakistan, chose que les institutions déconseillent par peur du terrorisme. (On serait tentés de dire que Paris n’est pas non plus une ville extrêmement sûre point de vue terrorisme ; et puis c’est bien connu, le plus grand risque au Pakistan s’encourt au moment de traverser la rue…). Personnellement, je demande des informations sur la scène tech pakistanaise, qui compte plusieurs centaines de startups.

Et c’est là que notre professeure me demande de chanter.

Lors de mes présentations, Mme Aslam avait déjà évoqué mes capacités vocales, et notamment un ghazal (poème d’amour classique) que j’avais chanté l’année précédente à la fête du département Asie du Sud de l’Inalco. En l’occurrence, c’est « Ae ishq hamein barbâd nâ kar » (ô amour, ne me détruis pas) dont voici la version de Nayyara Noor. Seulement, je n’avais pas chanté cette chanson depuis ladite fête, c’est-à-dire pendant presque un an. Mes yeux font des allez-retours entre ma professeure et Son Excellence. Ce genre de moments est trop surréaliste pour laisser le temps d’être terrifié. Je demande (en anglais, étant trop dans l’urgence pour faire des phrases ourdoues) à lire les paroles sur Internet ; je ne me souvenais que du refrain et du premier couplet. Je chante entièrement le ghazal, assez tendue sur le moment au sujet de la qualité de ma propre performance.

Pendant que notre professeure reste discuter avec Son Excellence, nous sortons et revenons dans le salon des ambassadeurs. Nous nous lâchons un peu (un étudiant d’origine indo-pakistano-quelque chose clame haut et fort qu’il demandera l’asile en Suède en cas d’élection de Marine le Pen), bavardons bruyamment et prenons des selfies à droite à gauche.

Vient finalement le temps de la photo de famille. Nous descendons sur les marches et nous plaçons derrière l’ambassadeur. Au moment de lui serrer la main, il me… tapote la tête ?! Ça a l’air plutôt bon signe.

C’est ainsi qu’après avoir noté nos coordonnées dans un carnet passant aléatoirement de mains en mains, nous sortons et nous rendons au pied de l’Arc de triomphe. Nous disons au revoir à notre professeure, qui part direction l’aéroport. Les L1 rentrent à l’Inalco pour assister à un cours. Nous, six filles de L2, décidons de passer la fin de l’après-midi au Séphora des Champs-Élysées. Un peu de sérieux, quand même.

Lien sur le site de l’ambassade du Pakistan : « Inalco Students meet the Ambassador »

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Dans le bureau de l’ambassadeur. Source : site de l’ambassade

« Noor » de Sorayya Khan, un roman pakistanais

Une fermière en pleine récolte à Khulna -- Yousuf Tushar, 17 avril 2014
Une fermière en pleine récolte à Khulna (Bangladesh) — Yousuf Tushar, 17 avril 2014

Ceci est une fiche de lecture réalisée dans le cadre du cours d’introduction aux littératures sudasiatiques de l’Inalco. J’ai eu 15/20 à ce cours mais ne connais pas la note de la fiche de lecture, qui comptait pour la moitié des points.

Noor

Sorayya Khan (Pakistan) – 2003 – anglais – 204 pages

Présentation de l’auteure

Sorayya Khan est née en Europe dans les années 60, d’un père pakistanais et d’une mère néerlandaise. Elle a grandi au Pakistan occidental, puis a étudié aux États-Unis où elle a décroché un doctorat en études internationales en 1987. En dehors de sa carrière littéraire, elle est chercheuse sur l’Asie du Sud et l’Indonésie. Elle vit actuellement à New York.

Elle a publié trois romans, tous en anglais : Noor (2003), Five Queen’s Road (2009) et City of Spies (2015). Elle parle ne parle pas parfaitement ourdou. Alors que la littérature anglophone pakistanaise traite généralement des sujets assez consensuels, Noor évoque la sécession du Bangladesh, un sujet très sensible dans le pays, peu traité même dans la littérature en langue vernaculaire. Ce roman a reçu de nombreuses critiques, largement positives, dans la presse du sous-continent.

Résumé

Une nuit après l’amour, Sajida a la vision d’une étrange petite fille qui l’appelle par le nom de « mère ». Neuf mois plus tard, Noor naît. Mais il apparaît vite qu’elle n’est pas normale, que ce soit au niveau physique ou comportemental. La famille est divisée entre tolérance et rejet de cette petite fille insensible à la douleur, à la fois prodigieuse et retardée. Le plus perturbant reste l’aptitude stupéfiante de Noor au dessin. Comment ses œuvres peuvent-elles à ce point refléter leur souvenirs familiaux du cyclone et de la guerre du Pakistan oriental ?

Cadre et personnages

L’action se déroule de 1988 à 2001 à Islamabad, dans une famille aisée ourdouphone et anglophone. Le roman se focalise presque exclusivement sur cinq personnages. Entre parenthèses sont leurs âges approximatifs au début du récit.

Sajida (23 ans) est l’héroïne. D’origine bengalie, sa famille a été emportée par le cyclone de 1970, alors qu’elle avait cinq ou six ans. Elle a ensuite été adoptée par Ali, un soldat ouest-pakistanais venu combattre au Pakistan oriental en 1971.

Noor (« Lumière » en ourdou) est la troisième enfant de Sajida, atteinte d’un trouble du développement, peut-être une trisomie 21. Elle manifeste un don singulier pour le dessin depuis qu’on lui ait offert des crayons de couleur à son premier anniversaire. Ses œuvres abstraites, au début des feuilles de couleur bleue unie, deviennent de plus en plus réalistes, jusqu’au jour où elle dessine une représentation « digne d’une photographie » de son grand-père en treillis.

Ali (41 ans) est un promoteur immobilier et fils cadet de Nanijaan, vétéran du Pakistan oriental. Il a évité un mariage arrangé avec sa cousine. Il n’a que Sajida comme fille (adoptive) et n’est pas marié. Il a de facto abandonné la religion après avoir fait la guerre au Pakistan oriental. Il a fait construire la maison familiale, un lieu à part surnommé le « Secteur d’Ali », dans lequel se déroule le récit.

Hussain est le mari de Sajida. Ils se sont rencontrés alors qu’elle avait 16 ans. Pendant des années, il ne parvient pas à tolérer la différence de Noor, avant de finir par l’accepter vers le milieu du récit.

Nanijaan (70 ans) est la mère d’Ali. Elle n’a eu que des fils, la plupart partis à l’étranger. Son mari, décédé, la battait régulièrement. Elle est très proche de Sajida.

Style et interprétation générale

Le roman est de langue anglaise, ponctué de quelques rares mots ourdous. Il est divisé en treize chapitres, sobrement intitulés one à thirteen. Les phrases sont courtes et simples, avec quelques envolées lyriques notamment dans les premières pages. Le récit est raconté par un narrateur omniscient. On alterne entre moments du présent, de la vie quotidienne, et description d’épisodes passés de la famille.

Un certain mystère enveloppe un roman qui aurait par ailleurs pu être réaliste. La petite Noor frôle le fantastique. Par exemple, il n’y a aucune explication rationnelle sur la vision qu’a Sajida de sa future fille au début de l’ouvrage. Sorayya Khan se défend néanmoins de tout « réalisme magique », qualificatif parfois attribué à son roman. Ainsi, les dessins de Noor sont suffisamment abstraits pour que chaque personnage puisse y voir des allusions à son passé.

Les souvenirs qu’a Ali de sa mission au Pakistan oriental sont à part. Ceux-ci sont écrits en italiques, à la première personne, dans un style parlé, avec des mots crus voire vulgaires pour décrire l’horreur de la guerre, des mutilations et des viols.

Thèmes du livre

Le cercle familial

Sorayya Khan pense que c’est dans le cercle familial que peuvent cicatriser les blessures occasionnées par l’Histoire. Initialement, la vie de la famille de Sajida est très tranquille. Il était communément admis qu’Ali avait adopté Sajida à sen rentrant de la guerre, et que celle-ci s’était très bien intégrée à la famille, malgré quelques incidents. Notamment, comme expliqué dans le premier chapitre, la mère de Sajida est un sujet tabou, tout comme le reste de sa famille biologique.

L’irruption de Noor brise cet équilibre. La fierté de Hussain est atteinte par cette fille handicapée. Il manquera à son devoir de père et de mari pendant plusieurs années, avant de se repentir. Nanijaan demande à son fils, presque bêtement, s’il a tué qui que ce soit au Pakistan oriental ; meurtres qu’il finit par devoir admettre à lui-même.

Peu à peu, alors que les souvenirs de la guerre émergent, il apparaît que la petite Sajida n’a pas été adoptée par Ali, mais plutôt enlevée, emmenée sans son accord dans une jeep onusienne alors qu’elle errait au bord de la route. Plus tôt, dans un charnier, Ali aurait même pu abattre Sajida par le hasard de la guerre, elle qui n’était qu’une petite Bengalie comme une autre. Pourtant, ces révélations ne déchireront pas le foyer. Tout comme Hussain finit par accepter sa fille, Sajida pardonne Ali pour tout ce qu’il lui a fait, ou aurait pu lui faire dans le feu du conflit.

Le cyclone de 1970 et la guerre de 1971

Dans ses souvenirs d’enfance, Sajida a du mal à différencier les événements du cyclone et de la guerre, malgré plusieurs mois d’intervalle entre les deux. Elle a généralement tendance à penser que toute mort et destruction vient du cyclone, en occulant la guerre. Cette ambiguïté s’estompe au fil de la trame.

Noor livre, à travers les souvenirs d’Ali, une vision sans tabous des atrocités du conflit. Au-delà des cadavres, des charniers boueux et des rivières de sang, l’accent est mis sur les violences à caractère sexuel : femmes et hommes mutilés, jeunes mères violées. Le paroxysme des mémoires d’Ali est quand celui-ci est incité à profiter de l’esclave sexuelle, impassible et neutre, avec laquelle son chef venait de coucher.

La perception des Bengalis par les Ouest-Pakistanais

Sajida fut longtemps traitée comme une bête de foire à cause de la noirceur de sa peau. Même son père adoptif ne peut s’empêcher de se demander de quelle couleur seraient les enfants de Sajida et du blanc Hussain. Nanijaan, pour soutenir sa petite-fille adoptive, teint ses cheveux pour qu’ils correspondent à la couleur de peau de Sajida.

Comme Ali le dit à Noor, les soldats pakistanais surnommaient les Bengalis les « Bingos ». Les militaires n’hésitaient pas à lancer des boutades racistes sur les Bengalis (« Pourquoi les Bengalis sont-ils si faibles ? […] Parce qu’ils n’arrivent pas à faire la différence entre du riz et de l’herbe », p. 118), comme se le remémore Ali quand Noor lui demande de lui raconter une blague.

Le président Muhammad Zia-ul-Haq

Dans le roman, il est simplement référencé sous le nom de « Général Z ». Serait-ce par antipathie ? Le général Zia, figure polarisante de l’histoire pakistanaise, dirigea le pays de 1978 à 1988, jusqu’à sa mort dans un accident d’avion suspect, événement d’ailleurs évoqué dans Noor. Le roman se concentre surtout sur sa fille, Zain Zia-ul-Haq (non nommée), atteinte d’un trouble du développement comme Noor, et décrite comme grosse, bête et malpolie. Bien que Sajida soit beaucoup plus compréhensive vis-à-vis de sa fille que ne l’est Hussain, elle ne peut s’empêcher, non sans gêne, de dresser un parallèle entre Noor et la fille du président.

La religion

La famille de Noor est religieuse sans être fondamentaliste, à l’exception notable d’Ali. Traumatisé par les horreurs de la guerre du Pakistan oriental, il a cessé de pratiquer, voire peut-être de croire en Dieu. Sa mère Nanijaan le déplore un peu, sans que ce soit un sujet de contentieux grave pour la famille.

Référence du livre

Sorayya Khan, Noor (2003), 204 p., Alhamra Publishing, Islamabad

LCI : trop de chaînes d’info en France, vraiment ?

Immeuble TF1
Les locaux à Boulogne-Billancourt du groupe TF1, dont fait partie LCI (La Chaîne Info). — Christian d’Aufin, Creative Commons

Hier, le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a refusé le passage de LCI (et de deux autres chaînes, généralistes celles-ci) en gratuit. La raison invoquée est que l’arrivée d’une troisième chaîne d’information gratuite déstabiliserait les deux déjà en place. Mais y a-t-il vraiment trop de chaînes d’info en France ?

La France comporte peu de chaînes d’information par rapport à certains pays. Même en incluant LCI à la liste, les chaînes d’info nationales généralistes françaises ne sont que trois : BFM TV, I>Télé et LCI. Vu que la population française est de 65 millions d’habitants, cela fait une chaîne d’info pour 22 millions d’habitants.

Pourtant, dans des endroits comme le Pakistan, la Turquie ou le Liban, malgré des conditions de travail plus ou moins dures pour les journalistes, le milieu médiatique est proportionnellement bien plus diversifié qu’en France.

Pakistan

Karachi centre-ville
Avec ses 24 millions d’habitants, Karachi est la plus grande ville du Pakistan et la troisième plus peuplée au monde. — Wanishahrukh, Creative Commons

Le Pakistan a beau être à peine plus étendu que la France, il est habité par 180 millions de personnes, ce qui fait de lui la sixième nation la plus peuplée au monde. C’est aussi l’un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes, occupant la 158è place sur 180 au classement de liberté de la presse de Reporters sans Frontières. Mais envers et contre tout, la scène médiatique pakistanaise est l’une des plus dynamiques de la planète. On y trouve au moins 24 chaînes d’information généralistes nationales, dont seulement une d’origine étrangère. Elles diffusent dans les six langues nationales, mais surtout en ourdou (un dialecte très proche de l’hindi).

Le groupe BOL devrait bientôt faire son entrée dans le paysage médiatique pakistanais.

Turquie

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Le quartier d’affaires de Levent (Istanbul) se réveille dans la brume matinale. — John Walker, Creative Commons

La plus grande prison au monde pour les journalistes possède néanmoins une grande diversité médiatique. Ce pays peuplé comme la France — 70 millions d’habitants — compte 13 chaînes d’information généralistes nationales, dont quatre d’origine étrangère.

Liban

Centre-ville de Beyrouth
Le centre-ville de Beyrouth. — Radi Sadek, Creative Commons

Plus petit que l’Île-de-France, le Liban ne compte que 4 millions d’habitants (ainsi que 1.5 million de réfugiés syriens). Cela dit, pas moins de 4 chaînes d’information diffusent au Pays du Cèdre, soit une par million d’habitants.

  • Future TV
  • LBC News
  • Al Manar (« le phare »), une télévision publiquement affiliée au Hezbollah chiite
  • Al Mayadeen (« les places publiques »), une chaîne panarabe réputée pour être proche du Hezbollah et de l’Iran.

Qu’en pensez-vous ?